INTRODUCTION


Le premier congrès international des formateurs en travail social et des professionnels francophones de l’intervention sociale s’est tenu à l’IRTS de Basse-Normandie du 5 au 8 juillet 2005. Il a rassemblé 280 personnes venant de France, de Belgique, du Québec, de Suisse, du Portugal, d’Allemagne, du Liban, du Tchad.

 

L’appel à contribution précisait les intentions qui présidaient à cette initiative :

« Ce premier congrès sera un temps de rencontre entre les acteurs francophones de la formation en travail social (formateurs des écoles de travail social et professionnels de l’intervention sociale participant à la formation). Ces échanges pourront renforcer des collaborations diverses mais durables : publications, recherches comparées, échanges de formateurs et d’étudiants etc

 

Didier Tronche Président de l’ARRFIS, association gestionnaire de l’IRTS de Basse-Normandie et Jean-Michel Godet Directeur général de l’IRTS accueilleront dans leur locaux ce premier congrès francophone du 5 au 8 juillet 2005 en espérant que d’autres acteurs prendront le relais dans les années à venir.

L’initiative de cette rencontre est due à Claude Larivière, professeur-chercheur à l’École de service social de l’Université de Montréal (Québec) et à Jean-Marie Gourvil, Directeur des Formations à l’Institut Régional de Travail Social de Basse-Normandie (France) qui en assurent la coordination et le pilotage.

 

Philosophie de la « rencontre »

Ce colloque veut être une « rencontre » entre formateurs en travail social et professionnels de l’intervention sociale participant à la formation. Il se veut une invitation à prendre la parole et à échanger tout en ayant pour les communications présentées, une exigence de qualité.

Toutes les personnes présentes à ce colloque assureront le coût de leur participation.

L’événement reposera sur la tenue de séances plénières en amphithéâtre, pour les séances d’ouverture et de clôture, et de travaux en sous-groupes parallèles pour faciliter la participation et les échanges conviviaux.

Afin de favoriser les échanges entre pays francophones l’inscription au congrès sera précédée d’une pré-inscription, l’inscription définitive sera soumise au respect de la représentation des divers pays francophones.

 

 

Quelles formations pour faire face aux enjeux sociaux actuels ?

L’intitulé du congrès propose un espace d’échanges autour de la question de l’évolution du travail social et des pratiques de formation aujourd’hui. Les Etats modernes oscillent entre des politiques sociales qui restent marquées par l’Etat centralisateur et des politiques néo-libérales. Les conservatismes et le contrôle social sont souvent à l’œuvre mais voisinent avec des dispositifs « innovants » qui atomisent les systèmes sociaux. Les pays occidentaux comme les pays émergents sont appelés au développement mais voient leur société bouleversée par la mondialisation.

Dans l’espace de ces polarités multiples, en s’appuyant souvent sur la complexité des politiques sociales, les institutions sociales locales et les professionnels tentent de favoriser à travers des pratiques sociales, des pratiques de solidarités et de gestion, un vivre ensemble plus solidaire, un réel développement qui valorise la place du sujet, des acteurs, des réseaux, du territoire.

L’enjeu est double. Il concerne les pratiques elles-mêmes et la formation des professionnels.

Quelles compétences pour répondre aux enjeux du travail social aujourd’hui ? Quelles dynamiques de formation pour former les acteurs sociaux ?

 

Trois thématiques sont proposées pour les conférences plénières et les communications en ateliers :

§         Pratiques d’intervention en changement et formation

Les communications pourront décrire et analyser les nouvelles formes d’intervention sociale qui visent des personnes (usagers, clients…), individuellement, en groupe ou collectivement.

Ces interventions reposent sur une lecture des besoins exprimés et des situations à changer, lecture qui s’appuie sur un cadre conceptuel et sur des approches (systémique, communautaire, etc.) tout autant que sur le potentiel reconnu à ces personnes à se prendre en charge (résillience, empowerment).

Quels types d’outils cliniques utiliser ? Quel genre de formation permet le développement d’apprentissages dans un tel contexte ? Tient-on suffisamment compte des questions éthiques, interculturelles et de genre (hommes/femmes) ?

 

§         Solidarités travailleurs sociaux / populations (développement solidaire) et formation

Les contributions pourront présenter les expériences multiples d’engagement dans des formes de solidarité: travail sur la citoyenneté, travail communautaire, économie sociale, développement social local… Les pratiques de solidarité avec et dans les pays émergents (échanges, projets de recherche) pourraient être présentées. La formation des « intervenants de développement solidaire » devra être présente dans les débats des ateliers.

 

§         Gestion du social et formation

Revirement de l’État et néolibéralisme ne signifient pas une absence de responsabilité des multiples acteurs à l’égard des problèmes sociaux. La gestion des enjeux collectifs fait l’objet de négociations dans tous les pays. L’organisation des services à dispenser, leur gestion, leur coordination et leur évaluation sont autant d’aspects qui méritent communication. La formation des gestionnaires de ces structures devra traverser les réflexions proposées.

 

Composition du Conseil Scienfique présidé par Brigitte Bouquet, titulaire de la chaire Travail Social au CNAM :

Abye Tassé : représentant l’Association Internationale des Ecoles de Service social

Blaevoët Jean-Pierre : représentant le Groupement National des Instituts

Bon Christine : Chargée de recherche et des relations internationales IRTS de Paris

Boudard Irène : Formatrice IRTS Basse-Normandie

Bouquet Brigitte : Titulaire de la Chaire en Travail social au CNAM

Coiffey Jean-Pierre : Responsable de Centre d’Activités IRTS Basse-Normandie

De Munck Jean : Professeur à l’Université de Louvain

De Robertis Cristina : Ancienne directrice d’Institut de Formation

Devieilhe Dominique : Formateur IRTS Basse-Normandie

Fusulier Bernard : Université de Louvain

Galinou Marie-Christine : Formatrice IRTS Basse-Normandie

Godet Jean-Michel : Directeur général IRTS Basse-Normandie

Gourvil Jean-Marie : Directeur des formations IRTS Basse-Normandie, co-organisateur projet

Groche Marcel : Directeur Institut ESF, représentant l’AFORTS

Hamon Antoine : Formateur à l’IRTS de Basse-Normandie

Jaeger Marcel : Directeur Général IRTS Ile de France, Montrouge, Neuilly

Laaroussi Michèle : Professeure Ecole de Service social Université de Sherbrooke

Lalart Pierre : Directeur de l’IFRASS

Larivière Claude : Université de Montréal, co-organisateur du projet

Leroy Jacques : Chef de département, ISSHA à Mons

Marchandet Eric : Directeur général IRTS Paris

Roche François : Directeur UFTS

Savigny Marie-Thérèse : Formatrice à l’IRTS de Basse-Normandie

Tronche Didier : Président de l’ARRFIS.

 

 

Pilotage et coordination du congrès :

 

-          Claude Larivière, professeur-chercheur à l’Ecole de service social de l’Université de Montréal

-          Jean-Marie Gourvil, directeur des formations à l’IRTS de Basse-Normandie

 

Avec la collaboration :

-          du Groupement National des Instituts

-          l’Association Française des Organismes de Formation et de Recherche en Travail Social

-          le CNAM (Chaire en Travail social)

-          Réseau des Unités de Formation Universitaire en Travail Social (Québec)

-          L’Association Internationale des Ecoles de Travail Social.

 

 

En partenariat avec les revues :

-          Economie et Humanisme (France)

-          Revue Française de Service Social (France)

-          Le Sociographe (France)

-          Nouvelles pratiques sociales (Québec)

-          Service social internet (Québec)

-          Politiques sociales (Belgique).